Abdominoplastie
Indication : ventres balafrés par d’anciennes interventions abdominales, peau distendue et excédentaire donnant un aspect local en « tablier », surcharge graisseuse majeure, avec ou sans distension musculaire sous jacente. Contre indication absolue : l’usage du tabac.
Une prise en charge partielle peut être obtenue auprès de la sécurité sociale dans des cas très restreints.
Technique simplifiée : Selon les cas l’excédent cutanéo graisseux pourra faire l’objet d’une résection limitée en « quartier d’orange », ou d’une résection plus étendue par ablation de toute la peau de la région sous ombilicale après isolement du nombril en « ilot ». La peau sera ensuite redrapée vers le bas, puis suturée selon une cicatrice horizontale juste au dessus du pubis, donc cachée par le maillot. Le nombril est ensuite repéré et transposé en bonne position. Cette technique de base s’accompagne généralement d’une lipoaspiration complémentaire, et dans les cas de distension musculaire d’un rapprochement des muscles en cause sur la ligne médiane.
Hospitalisation et suites opératoires: L’hospitalisation est de 48 à 72 heures. Le drainage par drains de Redon mis en place lors de l’opération est retiré avant le départ. La prescription d’un traitement anticoagulant est la règle.
La cicatrice sus pubienne a tendance a devenir très rouge et dure, mais les choses s’améliorent au fil des mois, avec une rançon cicatricielle à un an tout à fait acceptable.
Incidents et complications : Survenue toujours possible d’un hématome dans les suites immédiates. La survenue d’une petite infection sous forme d’un abcès est quelquefois observée. Le suivi des cicatrices est important, car si « le chirurgien effectue les sutures, le patient fabrique ses cicatrices ». La plupart du temps la cicatrisation se passe bien ; après une étape de rougeur qu’il faut psychologiquement bien accepter, les cicatrices ont tendance à s’estomper en quelques mois, et même par n’être pratiquement plus visibles au bout d’un an ou deux.
On observe quelquefois des cicatrices inesthétiques par endroits (petit lâchage de suture), ce qui nécessite une petite retouche sous anesthésie locale.
Un seul risque sérieux est à redouter : celui d’une phlébite post opératoire avec risque d’embolie pulmonaire. Il faut donc prendre toutes les précautions d’usage : port de bas de contention, instauration d’un traitement anticoagulant, mobilisation post opératoire précoce. En réalité il s’agit d’un risque tout à fait exceptionnel.
aux Médecins: Dr Jean-Pierre ATTALI ou Dr Guillaume DROSSARD
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