Implants mammaires

Indication : hypotrophie mammaire uni ou le plus souvent bilatérale. Reconstruction mammaire après chirurgie pour cancer (voir chirurgie réparatrice). Prise en charge possible par la sécurité sociale si bonnet du soutien gorge plus petit que A (avec demande d’entente préalable). La pose d’implants mammaires peut être effectuée lors d’une mastopexie pour ptose, lorsque le volume glandulaire est insuffisant.

Technique simplifiée :La voie d’abord est variable et tient compte des conditions anatomiques, et du vœu de la patiente : généralement aréolaire si la surface de la plaque aréolo-mammelonnaire est suffisante, dans les autres cas par voie axillaire, rarement par voie sous mammaire.
L’implant le plus souvent pré rempli en gel de silicone, mais quelquefois avec du sérum physiologique, est mis en place en arrière de la glande mammaire, séparée de cette dernière par l’épaisseur du muscle grand pectoral (technique rétro pectorale). L’implant peut être aussi glissé derrière la glande et en avant du muscle. Dans les deux cas une loge a été aménagée pour recevoir la prothèse ; elle est constituée différemment selon qu’il s’agit d’une prothèse ronde (la plupart des cas) ou d’une prothèse dite « anatomique » ou en « goutte d’eau », indiquée lorsque la glande mammaire est pratiquement inexistante et afin d’obtenir un résultat naturel. Dans ce dernier cas, la loge est faite sur mesure pour la prothèse afin d’éviter sa rotation sur place qui engendrerait un résultat esthétique disgracieux et une asymétrie.
Un drainage aspiratif est mis en place avant fermeture cutanée, et l’intervention se termine par la confection d’un pansement compressif en « cœur croisé ». Toujours sous anesthésie générale.

Hospitalisation et suites opératoires : 24 heures en clinique suffisent. Quelques douleurs à type de courbatures dans les techniques rétro pectorales, facilement calmées par des analgésiques banals. Port d’un soutien gorge de contention adapté pendant un mois jour et nuit. Reprise des activités normales au bout de quelques jours, et interdiction de toute activité sportive pendant au moins un mois. Suivi régulier pendant les premiers temps par le chirurgien.

Incidents et complications : L’apparition d’un hématome dans les heures qui suivent l’opération, est toujours possible ; cet incident quoique rare, ne doit pas inquiéter ; il suffit de drainer l’hématome lors d’une petite reprise chirurgicale et tout rentre dans l’ordre. L’infection est théoriquement possible, mais jamais observée dans des conditions normales de pratique chirurgicale. Il en est de même pour l’exclusion d’un implant, hypothèse quasiment impossible. En revanche il peut se produire quelquefois la formation de coques pathologiques qui se traduisent par des douleurs locales, un syndrome inflammatoire et une attraction souvent vers le haut d’un implant, avec pour corollaire un résultat disgracieux. Dans les formes mineures, on peut observer un léger déplacement vers le haut de l’un des implants, ce qui entraine une asymétrie mammaire. Dans tous les cas une retouche est souhaitable et indiquée, et le résultat esthétique n’est pas pour autant compromis.

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