Réduction mammaire

Indication : en général une poitrine lourde et tombante entraînant une gêne fonctionnelle avec dorsalgies, eczéma suintant du sillon sous mammaire, mais aussi esthétique (difficulté de trouver des vêtements adaptés, vie personnelle perturbée etc…). Une prise en charge est généralement accordée par la sécurité sociale selon des critères bien précis. Contre indication absolue : le tabac dont il faut arrêter l’usage cinq semaines avant l’opération.

Technique simplifiée : l’intervention consiste à retirer de la peau et du tissu glandulaire sous le sein et dans la profondeur, au contact du plan musculaire. Des cicatrices résiduelles en sont le corollaire, car il faut non seulement réduire le volume du sein, mais encore le remonter, replacer correctement l’aréole en bonne position ; elles se situent autour de l’aréole, et sur la partie sous aréolaire où elles sont verticales, se prolongeant horizontalement dans le pli sous mammaire. Leur dessin figure donc une ancre de marine, ou un « T » inversé ou encore selon les cas un « L » ou un « J ». L’ascension du sein est obtenue en utilisant la partie cutanée latérale laissée en place, laquelle réalisera un véritable soutien gorge réducteur « physiologique ». Il existe de multiples variantes techniques, mais il s’agit d’une opération délicate et longue, même si elle est peu choquante pour la patiente. (se rapporter aux informations complémentaires des fiches éditées par la SOF-CPRE).

Hospitalisation et suites opératoires : La durée d’hospitalisation varie entre 48 et 72 heures. Les suites ne sont pas douloureuses. Le port d’un soutien gorge de maintien est nécessaire pendant plusieurs semaines, et les activités sportives sont à éviter pendant deux mois.

Incidents et complications : Survenue toujours possible d’un hématome dans les suites immédiates. La survenue d’une petite infection sous forme d’un abcès est quelquefois observée. Le suivi des cicatrices est important, car si « le chirurgien effectue les sutures, le patient fabrique ses cicatrices ». La plupart du temps la cicatrisation se passe bien ; après une étape de rougeur qu’il faut psychologiquement bien accepter, les cicatrices ont tendance à s’estomper en quelques mois, et même par n’être pratiquement plus visibles au bout d’un an ou deux.
On observe quelquefois des cicatrices inesthétiques par endroits (petit lâchage de suture), ce qui nécessite une petite retouche sous anesthésie locale.
Un seul risque sérieux est à redouter : celui d’une phlébite post opératoire avec risque d’embolie pulmonaire. Il faut donc prendre toutes les précautions d’usage : port de bas de contention, instauration d’un traitement anticoagulant, mobilisation post opératoire précoce. En réalité il s’agit d’un risque tout à fait exceptionnel. Il existe une autre complication sérieuse possible quoique là encore très rare, c’est la nécrose partielle ou totale d’une aréole mammaire. Une réparation est cependant possible sans séquelles visibles.

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